Parler le chinois par écrit


L'écriture chinoise décourage, mais elle élimine les homophones et révèle une grammaire des plus simples, inaccessible par la prononciation seule.
Pièges et erreurs à éviter, bonne méthode à adopter
3 exercices quotidiens à faire
Copier des graphies à la plume, répéter leur intonation, mémoriser chacune à l'aide des trois usages différents. Peine perdue si un seul aspect est négligé. Liberté gagnée si 50 graphies sont ainsi maitrisées.
3 pièges à éviter
Préférer le code phonétique à l'écriture graphique, travailler la reconnaissance visuelle et non pas l'écriture manuelle, associer une prononciation à une seule traduction en français. Leur point commun : apprendre le chinois tout en ignorant sa grammaire.
3 mots pour résumer cette grammaire
La même loi grammaticale régie la formation des mots par des graphies et celle des phrases par des mots. Ces deux niveaux d'application s'harmonisent par le bon usage de chacune des graphies.
3 symptômes d'ignorance de la grammaire
Se priver de la lecture le moyen d'apprentissage le plus simple, efficace et économique, l'écoute renvoie toujours au code phonétique (confusion entre homophones), pas d'initiatives en conversation (dépendance des phrases apprises par coeur).
3 évidences à rappeler
On se sert de sa langue maternelle pour apprendre une langue étrangère, aussi pour comprendre la grammaire d'une autre langue sans même l'apprendre, mais jamais pour se traduire vers une langue dont on ne connait pas la grammaire. Pourtant, c'est ce qu'on fait couramment pour apprendre le chinois, afin de contourner son écriture.
Cette écriture est-elle difficile ?
Oui, surtout les 50 premières graphies. Puis, la régularité et la compréhension se développent. N'oubliez pas pour chaque graphie de travailler la copie, le phonétique et les usages à la fois. Nombreux sont ceux qui abandonnent au bout de 5 graphies au vu de leur aspect rébarbatif pour se tourner vers une oralité sans notion de grammaire.

